Prologue.

Prologue.
Hey bonjour à tous !!!
Je suppose que vous ntes pas là par hasard ? Vous aimez la lecture, les fictions, et vous connaissez mon autre blog [ x ] ?
Et bien j'ai décidé de partir sur une autre ie ! Je vous rassure, mon autre fic n'est pas finie et sera mise à jour très bientôt =P

Je vous laisse couvrir ce qui sera la nouvelle histoire de mon cerveau tortu (Au moins ouais XD)


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Il relève sa manche en soupirant, avant de laisser aller sa tête sur les draps, sa main toujours dans la sienne. Tellement longtemps qu'il est là, à la regarder, elle qui est si belle sur ce lit si blanc. Ses cheveux roux, si frisés, qu'il adorait parcourir de ses doigts. Ses yeux gris, à présent clos, sa peau pâle qui semble encore plus claire posée sur la couchette. Cet être qu'il aimait tant, cet être qu'il chérissait, cet être allongé qui n'a plus bougé depuis des mois.

- Andy...

Et Andy ne bouge pas. Andy dont on a oté les bijoux qu'elle portait sans cesse, Andy dont on a oté le maquillage sombre qui faisait ressortir ses yeux, Andy dont on a oté la vie... Du moins sa vie, la force qu'elle avait, la joie qu'elle laissait transparaitre devant lui, le seul à profiter de ce cadeau, si merveilleux cadeau, son bonheur à elle seule, et qu'on lui a retiré... Il relève la tête, pauvre homme, et croise à nouveau les yeux fermés de celle qu'il aime. La suppliant intérieurement de se réveiller, encore et encore, si tout cela était possible.

Quelques secondes à peine qui passent avant que le jeu, son jeu, leur jeu, ne revienne à la charge. Et Si... Et si soudain, ce trait noir symbolisant l'activité cérébrale subissait un pic ? Et si le coeur s'emballait alors que les yeux s'ouvraient ? Et si la première phrase qu'elle prononce était :

- Samuel, je t'aime.

Et Si... Un jeu tellement amusant quand elle était encore là pour y jouer avec lui... Et si tu m'embrassais ? Et si je décidais de poser mes doigts le long de tes courbes ? Et si tout à coup, ton coeur s'arrêtait ?

Ne pas penser à ça. Ne JAMAIS penser à ça. Andy est supersticieuse, Andy craint quand on parle de la mort de quelqu'un devant lui. Andy, ne meurs pas. Andy, réveille-toi...

- Monsieur ? Escusez-moi, mais je dois lui faire ses soins...
- Ce n'est rien. J'allais vous laisser, répondit-il à la jeune infirmière. Je dois aller en cours. Si elle se réveille, dites-lui que je suis là à 17h. Appelez-moi.
- Oui Monsieur.

L'infirmière ne dit rien, sourit tristement. Le jeune homme répète la même chose à chaque fois depuis trois mois. A chaque fois qu'il sort de la pièce, il précise les mêmes requètes. Le prévenir. La rassurer. Il sera là pour elle.

Elle le regarde avancer vers la porte avant de se pencher vers le lit. Ramasse l'une des feuilles qu'il a oublié, se relève pour la lui tendre, mais il n'est déjà plus là. D'un mouvement involontaire, elle retourne la feuille arrachée d'un cahier à spirales. Juste quelques mots embellis de dessins.


Andrea et Samuel, pour la vie...


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Réactions ? Je voudrais 30 coms pour poster le premier chapitre :P
Merci à tous ceux qui me liront ^^

Le 30ème com.

# Posté le mercredi 30 janvier 2008 16:39

Modifié le dimanche 17 février 2008 08:05

Chapitre 1.

Chapitre 1.
Hellooo !!!
J'attends avec impatience vos réactions sur ce chapitre !!!
[Pix : ça c'est MON rat =P Ma tite Vio ^^]


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Il rentre en classe, jetant un coup d'oeil furtif à ses amis. Ils n'osent plus l'approcher, depuis que c'est arrivé. Sans doute parce qu'ils savent ce qu'il ressentait pour elle. Ressent toujours... Il les rejoint, en faisant mine de sourire.

- Salut Sam... Tu étais pas là à midi ?
- Nan... J'étais à... Enfin tu vois quoi...
- Oui. Et alors ?
- Rien. Toujours rien.

Tape sur l'épaule, amicale.

- T'inquiète pas. Ca finira par s'arranger !

Tentative de gentillesse. Hypocrisie. Qu'en sait-il ? Et si ça ne s'arrange pas ? Voilà que le jeu le poursuit à présent. La cloche sonne et le sort de ses pensées. Les cours, au moins ça pour lui changer les idées. Il n'a plus que ça en réalité...

- Je suis rentré !

Cri par habitude. Plus personne ne l'attend... Il se dirige rapidement vers sa chambre à elle, et ouvre la cage du petit rongeur. Ebocrombi sort lentement la tête de son nid et remonte le long du bras du jeune homme. Ebocrombi, le rat de Andy. La seule chose encore vivante qui lui appartient et qu'il peut toucher. Il enfouit sa tête dans le pelage du petit animal, avant de le poser sur le lit.

- Elle te manque, à toi aussi, pas vrai ?

Aucune réponse. Comment le pourrait-il ? Dans un soupir, Sam ouvre le coffret à bijoux posé sur le bureau, attrape le bracelet préféré de son âme. Un bracelet en argent, petite chaine aux grosses mailles, entravées de fruits de toutes sortes. Chaine créée spécialement pour elle. Par lui.

- C'est impossible... Cela ne doit pas finir ainsi...

Les larmes coulent et rebondissent. Il repose le bracelet violement sur le bureau, alors que l'un des cahier tombe derrière celui-ci. Il se penche en pestant, ramasse le petit livre, s'attarde un instant dessus. Ce n'est pas un livre de cours... Une petit serrure, gravée, bloque l'accès de ce qui semble être un journal. Intrigué, Samuel tente un instant de l'ouvrir, avant de se mettre en quète de la clé.

"Quand je cache un truc, c'est même pas la peine de chercher, c'est introuvable.
- Ah ouais ? On parie ?
- Non je parie pas, à toi je le dis. Mes vrais secrets, ils sont cachés entre mon matelas et mon sommier.
- C'est pas mal comme cachette ! Maintenant, je saurais tout sur toi !
- Si je te l'ai dit, c'est parce que je te fais confiance. Si je les cache, c'est parce que c'est qu'à moi.
- Alors, je ne toucherai à rien, je te le promets...
"

Cas de force majeur. Elle ne lui en voudrait pas. Il ramasse Ebocrombi, le pose sur son épaule, avant de soulever le lit. Une vieille planche à dessin. Il l'ouvre, tombe sur des photos, elle et lui, lui, lui, Ebocrombi, ses parents, un bébé, elle et lui. Une clé. Il la glisse dans l'ouverture, sourit en entendant le déclic. Ouvre les pages avec douceur.

Je m'appelle Andrea Jonns. J'ai un nom de mec, un nom à chier. Je suis une fille chiante. Et ma vie m'appartient.

Ceci est mon journal...


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Alors, ça vous a plu ? Pour le prochain chapitre... Je voudrais 50 coms :P

Le 50ème com. Elle est forte, elle l'a fait.
Sweeney Todd pleure sa femme, je bade Johnny Depp, et nos discussions recommencent à enchanter mes journées. Il faut parfois une baffe pour que tout reprenne.

# Posté le mercredi 30 janvier 2008 17:05

Modifié le vendredi 15 février 2008 10:33

Chapitre 2.

Chapitre  2.
Je vous jure, je suis à fond sur les chansons de Sweeney Todd je crois que je suis dingue de ce film =D
B
on, fan de Burton et Depp jusqu'au bout... Navrée du détail à la con XD
S
inon, Vio va bien =P
J'ai été un peu trop gourmande sur les commentaires, je suppose... Allez, comme je vous aime bien, je mets quand me la suite (quelle bonté !!!)


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Ecoute ça en même temps [X]
[On Monday - Superbus]


Sam referme le livre d'un coup sec. Il ne peut pas. Il n'a pas le droit. Soupirant, il repose avec douceur le rat dans sa cage, avant d'attraper ses clés et de sortir.

La chambre vient d'être nettoyée, tout ce blanc qu'il a toujours haït, et qui pourtant le suit jusqu'ici. Tout ce blanc, cette absence de couleur, qui invariablement le reconduit vers la mort. L'absence de joie, l'absence de vie. Andy, si elle était réveillée, aurait contrastée avec ce blanc. Mais aujourd'hui, la belle Andy qui dort semble être dans son élément. Il s'approche doucement du lit, précautions inutiles destinées à ne pas la réveiller, et l'embrasse sur le front. 17 heures. Il est à l'heure, comme il le lui a promis. Comme d'habitude. Il s'assoit sur la chaise à côté de la jeune fille, et hésite un instant avant d'entamer la conversation.

- Salut, mon Andy... Tu me manques, tu sais ? Evidemment que tu le sais... Je m'occupe bien d'Ebo, ne t'en fais pas pour lui. Ne t'en fais pas pour moi, je tiens le coup aussi, même si c'est dur sans ta voix... C'est dur sans toi, tu sais ? J'ai trouvé ton journal, Andy, je l'ai ouvert. Ta cachette, tu te souviens ? Pardon d'avoir fouillé, mais tu vois, tu n'es pas là et j'ai besoin de t'avoir près de moi... Tu sais, comme on faisait avant, à tout se dire, avec le jeu du Si. J'ai besoin de te sentir rêver, de voir imaginer, de t'entendre. Mais je peux pas. Andy, je voudrais pouvoir lire ton journal. Et c'est injuste de te demander ça alors que tu ne peux pas répondre. Mais c'est un cas spécial, hein, mon Andy ? Ca ne compte pas, cette fois. Et puis je peux pas vivre si je te vois pas faire ce que tu faisais d'habitude. Tu sais ? Rire des gens, s'allonger sur le sable alors qu'il est brulant, et quand tu t'amusais à compter les étoiles. Et moi, je te suivais dans le jeu, Andy, je te suivais parce que c'était toi. Mais au fond, j'ai toujours voulu savoir pourquoi tu faisais ça. Et Si... Encore un jeu, Andy ? Et si tu étais là, aujourd'hui, si tu pouvais me répondre, je te le demanderais. Il y avait quoi derrière les nuages ? Et d'où tu viens ? Et pourquoi nous deux, c'est si différent des autres ? Tu savais répondre à ça, toi. Le seul moyen pour moi de connaitre les réponses, c'est de lire. De te lire. Andy, je sais que tu ne peux pas répondre, alors je ne te demande pas la permission, ça ne serait pas juste. Je veux juste que tu me pardonnes si tu n'es pas d'accord avec ce que je vais faire. Andy, je vais lire ton journal. Parce que là, j'ai besoin d'être égoiste, et de t'avoir avec moi, même si ce n'est qu'une image, même si en fait rien ne te remplace. Je t'aime et je te veux. Tu m'es inaccessible pour le moment. Mais toi qui m'a confié la cachette de tes secrets, je suppose que c'était pour ça. En cas d'urgence, pour que je sache où aller. Et je vais y aller, au plus profond de tes pensées, de tout ce que tu as ressenti, parce qu'apprendre ce que tu es, c'est la chose la plus importante à mes yeux.

Samuel reprend son souffle, dépose un regard sur la femme endormie. Pas un souffle différent du précédent. Il voulait, il aurait voulu, qu'elle réagisse. Qu'elle se relève, en l'insultant, en lui lançant qu'il avait pas intêret. Il l'aurait voulu. Qu'elle le largue parce qu'il avait fouillé dans la boite à secrets. Qu'elle se réveille. Juste qu'elle se réveille. Que tout soit enfin fini, que le cauchemar s'arrète. Un mot aurait suffi. A croire que les paroles d'amour murmurées lui sont impénétrables. Même les médecins ne savent pas si elle entend. Lui en est sûr. Elle ne peut que l'entendre, puisqu'ils s'aiment. Elle a toujours senti ce qu'il ressentait. Il aurait tellement voulu pouvoir faire de même pour elle. S'il avait pu...

- Andrea, je dois y aller. On a un devoir important demain, et les visites sont bientôt terminées. Tu veux que je te ramène quelque chose, demain ? Je t'amènerai ton bracelet, je suis sûr que ça te fera plaisir. Je t'aime, mon Amour.

Dernier baiser sur ses lèvres sèches. Dernier regard avant de fermer la porte.

Je m'appelle Andrea Jonns. Ma vie m'appartient.


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Là, l'histoire va enfin commencer. Désolée pour le départ assez long, mais il fallait que les bases de l'histoire soient posées. Commentaires = 50 cette fois ? On peut toujours tenter hein !!!

Le 50eme com

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 13:17

Modifié le jeudi 01 mai 2008 09:55

Chapitre 3.

Chapitre 3.
Je voulais mettre cette chanson avec ce chapitre, c'est en cherchant le clip pour le lien que je me suis rendue compte à quel point les chanteurs ressemblaient à mes héros.
Donc, je précise d'avance, c'était pas fait exprès, j'en ai été toute aussi étonnée ^^.


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Clique donc ici [X]
[Le Grand Secret - Indochine]


Sam s'étire paresseusement sur sa chaise. Réviser ses cours lui est de plus en plus difficile depuis qu'elle n'est plus là, pour la simple et bonne raison que travailler seul n'a jamais été son fort. C'est d'ailleurs pour cela qu'Andy et lui avait décidé de s'installer ensemble. Avant que... Avant qu'ils ne soient plus que des amis. Quand ils avaient chacun leur chambre, et que rien n'était ambigüe. Quand ils dormaient chacun de leur côté, sans rejoindre l'autre au beau milieu de la nuit. Au moment où Andy le rejetait encore. A cette époque, la belle Andy ne travaillait jamais. Elle arrivait dans sa chambre, s'asseyait sur le bureau, le regardait en boudant, le suppliait de sortir. Et il cédait. Et il aimait ça.

Il se relève et retourne dans la chambre de la jeune fille, s'allonge sur son lit, et attrape le journal. La preuve de tout ce qu'elle a vécu, pensé. La preuve de sa vie. Tout ceci n'est pas qu'un rêve. Bruit d'une serrure, claquement rapide, feuilles que l'on tourne.

Je m'appelle Andrea Jonns. J'ai un nom de mec, un nom à chier. Je suis une fille chiante. Et ma vie m'appartient.

Ceci est mon journal...

Tous les jours, je descends rapidement les escaliers et marche vers le carrefour. A droite, le chemin qui mène au lycée. A gauche, le chemin qui mène à la gare. Et chaque matin, je reste une dizaine de minutes à hésiter sur le chemin à prendre. Si je me trompais, pour une fois ? Si je prenais à gauche ? Je pourrais manquer d'attention et prendre un train pour une destination lointaine, du genre... Je ne sais pas, ailleurs. Et tous les matins, Alice arrive en hurlant parce qu'elle est en retard, et me demande de me dépêcher, parce qu'on a pas le temps de rêvasser. Alice, ma voisine, mon amie d'enfance. Nous partons ensemble tous les matins. Ce qu'on peut dire d'elle ? Et bien, ce n'est pas pour rien que le dessin animé s'appelle "Alice au pays des merveilles". Curieuse et naïve, blonde aux yeux bleus, elle pourrait incarner sans problème son rôle et courir après le lapin blanc. Quand à moi, je serai plutôt la reine de c½ur ou la chenille fumeuse de narguilé. Bien chiante, et avec l'envie de couper la tête à tout le monde.

Comme chaque matin, nous arrivons en retard. Et comme tous les matins, pendant que nous nous faisons faire un mot d'excuse, je pense à ma fameuse destination mystère qui m'enlèverait à cette vie que je déteste. Pas que je n'aime pas la vie. Disons plutôt que je vivrais mieux, loin de ma famille. Mes parents auraient voulu un garçon et me l'ont clairement fait comprendre, jusqu'au choix de mon prénom. Après, ils ont eu mon frère, mais je reste quand même loin derrière lui dans tout ce qu'ils décident.

J'adore mon frère et il me le rend bien. Il faut dire qu'avec moins d'un an d'écart, nous sommes très proches. Ma mère est tombée enceinte juste après avoir accouché de moi. Et elle était ravie d'avoir Théo. Nous avons grandis en faisant les mêmes bêtises, et il est le seul à qui j'ai tout confié.

Pour le reste de ma vie... Je pense que je fais partie de ces gens qui passent leur temps à rêver. De la vie future ou de celle qu'ils pourraient mener.

Mais moi, je sais qu'un jour viendra où je prendrais la route, quoiqu'il arrive, pour aller enfin vivre la vie dont je rêve.


Sam joue un instant avec la clé du journal, abasourdi par ces informations. Andrea a toujours affirmé avoir perdu toute sa famille lorsqu'elle était bébé. S'était elle inventé une vie qu'elle aurait dissimulé dans un journal, ou avait elle réellement une famille qu'il faudrait prévenir de son hospitalisation ?

Et leur vie à eux, l'avait elle inventé aussi ?


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Désolée pour ce chapitre, mais en fait ce n'est pas aussi évident de lancer l'histoire, alors si vous avez des remarques à faire du genre "ça va pas assez vite", n'sitez pas, je dois encore m'améliorer. J'esre vous avoir un minimum intéressé avec ce chapitre ^^
Pour les gens à pvenir : c'est simple, si vous laissez un com sur le dernier article, vous êtes automatiquement prévenus de la suite.

Le 50eme com

# Posté le samedi 09 février 2008 05:42

Modifié le jeudi 01 mai 2008 09:56

Chapitre 4.

Chapitre 4.
J'ai repris la fac et je déprime =(
Comme je suis bien gentille je mets la suite même si j'ai pas les 50 coms voulus.
Si seulement les vacances pouvaient être plus longues... Bref, profitez donc de ça.
Image : vision d'un amour passé. Photographe : Mew.


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Musique [X]
[La Groupie du Pianiste - Michel Berger]


Sam passe de plus en plus de temps à l'hôpital. Il faut dire qu'il n'a pas osé poursuivre la lecture du journal. Chaque page est un interdit qu'il franchit avec difficulté, à cause de cette impression de trahison. Il la trahit à chaque mot qu'il lit sans son autorisation, et ça le tue. Il a mal de cette absence, mais pas assez pour aller contre la volonté d'Andy. Il ne peut pas faire ça, ça ne serait pas juste envers elle, lui qui lui a promis d'être toujours là, de ne jamais rien faire qui puisse nuire à celle qu'il aime. Alors il a choisit une autre voie, lire le journal, d'accord, mais petit à petit, et surtout près d'elle, lui dire tout ce qu'il ressent en échange. Un échange. Un secret contre un secret. Et à chaque page qu'il lit, il lui dévoile aussi une partie de sa vie. Tant pis si elle ne peut pas l'entendre, il est prêt à recommencer à son réveil. Un échange. Un échange de sa vie contre celle qu'il aime. Mais si seulement elle était là...

Il redresse la tête face au miroir de l'entrée. C'est Andy qui l'a choisit, mais le reflet qu'il lui renvoie le désespère. Un garçon brisé. Brisé d'amour. Brisé de son absence. Si seulement elle était là...

- Bon Dieu, mais qu'est ce que je suis devenu ?...

Andrea aurait détesté ça. Non. Andrea déteste ça. Andy, son Andy est toujours là. Pas de défaitisme.

- C'est juste du réalisme, pas du défaitisme. T'es vraiment pas assez terre à terre, Samuel.

Souvenir douloureux d'un passé proche où elle l'engueulait gentillement à propos de ça. Il tente de sourire face au miroir, qui ne lui renvoie qu'un soupçon d'hypocrisie. Pas la peine de faire semblant d'être heureux, il ne l'est pas. Tout ça ne semble qu'un rêve, dont il se réveillera pour se trouver face au visage d'Andy encore endormie. Elle se réveillera en lui demandant pourquoi il la regarde comme ça, il lui répondra qu'elle est magnifique, et elle soufflera comme si ces propos la dérangent, avant de venir se coller contre son torse nu. Mais tout ça n'est pas un rêve.

Il ouvre en grand la porte de la chambre d'hôpital, faisant une fois de plus mine de sourire.

- Bonjour mon Amour !!!

Il s'arrête net en tombant sur une jeune fille au chevet de la malade. Petite, brune, les cheveux courts.

- Qu'est ce que vous faites ici ?
- Je... Je suis bénévole à l'hôpital, je viens rendre visite aux gens seuls...
- Elle n'est pas seule,
crache-t-il avec dédain.
- Oui, je... Désolée... Mais c'est... Non, je ne sais pas pourquoi je suis entrée... Pardon.

Il ne réplique rien, la laissant seule face à son désarroi. Il pourrait lui dire que ce n'est pas grave, que c'est gentil de sa part, mais non, aucun son ne sort de sa bouche alors qu'il lui montre la porte dans un geste plus que clair. Elle le regarde, tente de dire quelque chose, pour finalement abandonner et sortir. Samuel regrette déjà sa maladresse. La pauvre fille n'avait rien fait de plus qu'offrir un moment de joie à quelqu'un qu'elle pensait seul. Pourquoi l'a-t-il aussi mal pris ? Il s'assoit au bout du lit d'Andy, avant de lâcher, comme pour s'excuser :

- C'est vrai quoi... Je suis là tout le temps, on a besoin de personne d'autre si on est tous les deux.

La réponse s'impose d'elle même à lui. Non. Ils ne sont plus tous les deux. Il est seul, seul à l'aimer, attendant une réponse qui ne viendra jamais. Tout ça n'est qu'un rêve qu'il entretient seul. Et ça lui donne envie de pleurer.

- Pardon, ma Chérie...

Il l'embrasse doucement, tendrement. Pardon d'avoir pensé ça, il sait pourtant qu'elle l'aime aussi, promis, il n'abandonne pas, elle se réveillera et il sera là, même si ça doit prendre des années. Il la regarde avec douceur, avant de sortir le petit carnet de son sac et de s'allonger près d'elle.

- J'ai pas tout lu, Andy, j'ose pas. Et je suis pas sûr de bien comprendre aussi. C'est parce que tes parents ne t'aimaient pas que tu m'as dit qu'ils étaient morts ? Pourtant, ça me parait impossible que des parents n'aiment pas quelqu'un comme toi juste parce qu'ils auraient préféré un garçon. C'est incroyable de ne pas t'aimer. Mais ton frère, Théo, tu dis que vous vous adorez dedans, alors pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ?

Il s'arrête un instant, comme écoutant attentivement ses mots qui ne viennent pas.

- Tu ne veux pas que je le prévienne ? Ça serait plus logique, non ? Il ne te manque pas ?

Soupirs, encore. Et juste sa respiration.

- Et moi, je te manque ?

Il voudrait un signe, tout, n'importe quoi. Quelque chose qui lui dirait que rien n'est terminé.

- Et cette Alice, c'était ton amie, non ? Tu l'as perdu de vue ? On a tous besoin de quelqu'un, j'aurai pu prévenir tes parents, si tu m'en avais parlé.

Mais si elle ne voulait pas, justement ? Ce n'est pas par hasard qu'il était le seul sur la liste des gens à prévenir en cas d'urgence. Ce n'était pas un hasard si elle ne lui avait parlé de personne. Ce n'était pas un hasard si il était le seul contact de son portable. Mais il l'aime, bon sang, il l'aime tant, il voudrait le meilleur pour elle, il voudrait échanger les rôles, il voudrait être dans le coma à sa place, il voudrait qu'elle vive encore.

Il l'aime tant...


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Vous aimez ma fic ? Allez donc jeter un ½il ICI
Lancez vous. Vous aimez ? Vous aimez pas ? Vous voudriez qu'il se passe un truc en particulier ?
P
our une fois, je vous écoute attentivement, et je verrai si je change la suite en fonction de ça. jà ce chapitre est plus long, et ça va continuer, grâce à vos coms. Alors n'sitez pas à me faire des reproches ou autre, j'accepte (j'accepte les compliments aussi =P)

Le 50eme com

# Posté le samedi 16 février 2008 17:04

Modifié le jeudi 01 mai 2008 09:58